Le Voyage à Nantes 2013 – le Mémorial de l’abolition de l’esclavage

Le Mémorial de l’abolition de l’esclavage,

Le Voyage à Nantes – 15e étape du parcours en centre-ville.

A Nantes, Quai de la Fosse,

Concepteurs : Krzysztok Wodiczko et Julian Bonder.

 

Au XVIIIe siècle, Nantes devient le premier port négrier français : armateurs, banquiers, industriels, constructeurs navals, tous tirent profit d’un commerce qui enrichit la ville.

Ouvert au public depuis le 24 mars 2012, le Mémorial de l’abolition de l’esclavage est implanté sur le quai de la Fosse, duquel sont partis au XVIIIe siècle de nombreux navires négriers nantais vers l’Afrique. Après une longue période de repli et de rejet, le Mémorial de l’abolition de l’esclavage marque le point d’orgue d’un effort de plus de vingt-cinq ans d’action publique qui a développé la connaissances et la reconnaissance du passé négrier nantais, et fige le rapport de Nantes à son passé de premier port négrier de France au XVIIIe siècle par un acte politique fort : la ville de Nantes inscrit dans son espace public la mémoire de l’esclavage et de son abolition.
A l’issue d’un concours international, la ville de Nantes a confié la conception du Mémorial à Krzysztok Wodiczko, artiste polonais et Julian Bonder, architecte argentin. Tous deux sont installés aux Etats-Unis et sont reconnus à l’échelle internationale.
Krzysztok Wodiczko, vidéaste d’origine polonaise est né en 1943 à Varsovie. Ses œuvres incitent à la réflexion sur l’état du monde et ses inégalités. En 1998, Krzysztok Wodiczko a reçu le prix Hiroshima qui récompense chaque année un artiste pour sa contribution à la paix dans le monde.
Julian Bonder, architecte et enseignant argentin s’est concentré sur l’étude des relations entre mémoire, traumatisme et espace public. Son travail, qui était à l’origine axé sur la mémoire de l’Holocauste, englobe des projets traitant de la guerre civile, des droits civiques et de l’esclavage ainsi que des attentats du 11 septembre.

Œuvre unique en France et en Europe, mémorial unique au monde de par sa conception, le Mémorial de l’abolition de l’esclavage, est aussi l’un des plus importants au monde consacrés à la traite négrière, à l’esclavage et à son abolition. Une vaste promenade s’étire sur 400 mètres de long, de la passerelle Victor-Schoelcher au pont Anne-de-Bretagne. Et sous le quai de la Fosse, un parcours méditatif est ponctué de citations du monde entier en rapport avec l’esclavage.
Sur une esplanade de 7000m2,  2000 plaques de verre au sol commémorent les expéditions négrières nantaises ainsi que les principaux comptoirs de traite : 1710 plaques symbolisent les expéditions négrières nantaises (chacune mentionne le nom d’un navire négrier et sa date de départ du port de Nantes) les 290 autres mentionnent les principaux comptoirs de traite en Afrique, en Amérique et aux Antilles (les ports d’escales, et les ports de ventes) qui était ralliés par les négriers nantais.
A partir de l’esplanade, un vaste escalier à ciel ouvert conduit le visiteur vers le passage souterrain, qui est accueilli par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, derrière laquelle est inscrit le mot Liberté en une cinquantaine de langues des pays qui ont été touchés par la traite. Le parcours méditatif couvre cinq siècles (du XVIIe au XIXe siècle) et porte une sélection de textes : lois, témoignages, œuvres littéraires, chants, textes fondamentaux de l’abolitionnisme dans leurs langues d’origine, de tous les continents qui ont été touchés par la traite. Les citations montrent le long combat de l’humanité contre l’esclavage.
Dans le prolongement du parcours souterrain, un dernier espace complète la visite avec des chiffres, des cartes, des dates et repères chronologiques. Des clés historiques et géographiques replacent ainsi la traite atlantique dans son contexte

Le mémorial de l’abolition de l’esclavage, une œuvre à la fois aérienne et souterraine :
Œuvre souterraine, le cœur du mémorial, passage de 90 mètres de long, sous le quai, évoque l’enfermement des captifs dans les cales des navires négriers.
Œuvre aérienne, le Mémorial ouvre à la réflexion sur les nouvelles formes d’esclavage contemporain ainsi que sur les luttes en vue de leurs abolitions. Au-delà de la mémoire aux victimes de la traite atlantique, le Mémorial de l’abolition de l’esclavage se veut universel et rend ainsi hommage aux luttes contre les traites et les esclavages dans le monde, ainsi qu’à tous ceux qui ont lutté et qui luttent encore contre toutes formes d’esclavage dans le monde.

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