Travelling Comics & Cinéma ou Batman v Superman

Dans un focus sur la représentation de la ville au cinéma issu de l’adaptation des comics, le festival Travelling 2017 urba[ciné] a présenté une belle rétrospective de nos deux super-héros dans l’histoire du cinéma, de Superman les joyeux cartoons des années 40 au grandiose Dark Knight de Christopher Nolan des années 2000. Voici donc mon parcours Travelling Comics & cinéma.

Sans doute en réaction sans doute à la sortie du blockbuster Batman versus Superman de Zack Snyder en 2016, le festival Travelling 2017 urba[ciné] a décidé de faire un focus sur la représentation de la ville au cinéma issu de l’adaptation des comics. Le fameux Batman versus Superman (cf : visuel de l’article) n’a pas été projeté lors du festival : Travelling 2017 a en fait présenté une belle rétrospective de nos deux super-héros dans l’histoire du cinéma, de Superman les joyeux cartoons des années 40 au grandiose Dark Knight de Christopher Nolan des années 2000. Voici donc mon parcours Travelling Comics & cinéma.

Superman, les joyeux cartoons de Max et Dave Fleisher (1941-1942) ; un programme d’une heure et de six épisodes à l’Institut franco-américain le lundi 13 à 11h.

Batman : the movie de Leslie H Martinson (1967) reste drôle ‘bien qu’il’ – ou je dirais mieux ‘parce qu’il’ – frise le ridicule. J’ai assisté à la projection du mercredi 8 14h au ciné TNB.

Superman de Richard Donner avec Marlon Brandon en interprète du père biologique de Superman (1978) devient ennuyeux car beaucoup trop long. Le film raconte l’histoire de Superman de ses origines sur la planète Krypton à ses aventures sur la planète Terre.

Le Batman Returns de Tim Burton (1992) avec Michelle Pfeiffer en Catwoman, deuxième volet de la première saga cinématographique Batman par Tim Burton ; séance unique Travelling 2017 à la Maison des Associations le samedi 11 à 21h15

Le Batman : Year One de Sam Liu et Lauren Montgomery (2011) reflète une adaptation fidèle de Dark Knight, comic de Franck Miller, aussi ateur de Sin City ; une référence de taille en terme de comic et cinéma.

The Last but not the least de la rétrospective : j’appelle le grandiose The Dark Knight (2008), deuxième volet de la trilogie de Christopher Nolan entre le premier Batman Begins (2005) et le dernnier The Dark Knight Rises (2012) avec à l’affiche un casting de choc : Gary Oldman, Morgan Freeman. Je rends ici hommage à l’excellente performance de Heath Ledger dans son interprétation du Joker dans The Dark Knight. J’ai assisté à la projection du lundi 13 20h30 au Cinéville.

Et l’ovni de la rétropective cinématographique de Travelling 2017 Batman versus Superman : voici Phantom Boy (2015) d’Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli ; j’ai été émue aux larmes.

La section Comics & Cinéma de Travelling urba[ciné] se consacre à la représentation de la ville dans l’adaptation des comics au cinéma : Gotham City, la ville sombre de Batman par opposition à Metropolis, la ville lumineuse de Superman. Au sein de la rétrospective, l’ovni Phantom Boy diffère pour deux raisons : d’une part, il ne s’agit pas d’une adaptation de comics et d’autre part, l’action se déroule dans une ville réelle, New York dont le caractère imaginaire de la répresentation réside dans le dessin ; il s’agit d’un film d’animation. Aussi, Phantom Boy se situe tel un trait d’union entre les deux sections Comics & Cinéma et Travelling Junior Voyages, Voyages !

Le traitement de la ville réelle ou imaginaire selon chaque auteur est intéressant : ville de bric et de broc chez Leslie H Martinson, ville fantasque chez Tim Burton, ville de verre et d’acier chez Christopher Nolan. Or la vision de Franck Miller est je crois la plus fascinante parce qu’il traite la ville non comme un simple lieu où se déroule une action bonne ou mauvaise mais considère la ville comme l’essence même de la nature bonne ou mauvaise de toute action qui s’y déroule. En l’occurence Franck Miller creuse dans le concept de la noirceur de Gotham City et en fait une entité nocive et toxique qui cultive la violence et le crime. Ce ne sont pas juste des personnages qui sont corrompus et qui vivent dans une ville qu’ils corromptent pour le coup, selon Franck Miller, c’est aussi la ville qui corrompt les personnages. La corruption de la polis et aussi de la police qui s’en érige en maître, c’est ce qu’il démontre et dénonce dans ses oeuvres Sin City et dans Dark Knight. D’où le besoin de nos justicier(s) !

La réprospective cinématographique de Superman de Richard Donner au The Dark Knight de Christopher Nolan, nous montre aussi la belle évolution des effets spéciaux dans l’histoire du cinéma, grâce aussi au mutations numériques. Le festival Travelling y consacre d’ailleurs toute une section. Aussi, Travelling 2017 s’intéressait au rapports réciproques entre le cinéma et le jeu vidéo. Cf article : Cinéma & Jeu vidéo.

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